Étude de faisabilité d’une surélévation à Pomponne

Objet du diagnostic

Il s’agit d’examiner la faisabilité du projet et éventuellement de définir un plan d’action.

Présentation du projet

État existant

 

État du projet

 

Référentiels

L’ensemble des règles de l’art. En particulier :

  • Concernant les fondations : DTU 13.1
  • Concernant les verticaux : DTU 20.1.

Mission G5 de Géotech datée du 26/09/16.
Plans d’Architecture datés du 19/11/2015.

 

Diagnostic et préconisations

Visites

Nous avons réalisé une visite afin de réaliser :

  • Un examen visuel
  • Des sondages destructifs

Fondation

Un déblaiement a été réalisé par le Géotechnicien :

Déblaiement

Conclusions de Géotec sur le coffrage dans sa mission G5 datée du 26/09/16, vérifiées par AB-Diag au moment de notre visite :

Conclusion coffrage

 

Conclusion de AB-Diag  sur le ferraillage suite aux sondages :

Ferraillage suite aux sondages

 

Absence de ferraillage :

  • Entre les pierres maçonnées et le sol
  • Entre le débord en béton et les pierres maçonnées

 

Conclusion :
Cela conduit à reprendre en sous-œuvre.

Capacité portante des fondations :
Dans sa mission G5 du 26/09/16, Géotec conclut à :
0,08 MPa à l’ELS
0,12 MPa à l’ELU

 

Descente de charges sur les fondations :

Dans sa mission G5 du 26/09/16, Le BET géotechnique prend, de notre point de vue, des valeurs surdimensionnées.
Le chemin des efforts de l’existant n’est pas exactement connu. Cependant, après analyse du cas probable :
– On est sollicité à 9,0 T/m dans le cas le plus défavorable.
– Sachant que les fondations ont une largeur de 0,45 m, on déduit une contrainte de 0,2 MPa.

Pour autant, vu que la capacité portante est tout de même dépassée, on doit confirmer la conclusion
de BET géotechnique :
Reprise en sous-œuvre de la totalité des fondations. Ne dépassant par la contrainte de 0,08.
MPa à l’ELS. D’où des renforts de 1,20 m x 1,00 m Ht par passes alternées.
Ou : micropieux et longrines parallèles à la façade avec joints de rupture. Les structures existantes et projetées devraient alors être indépendantes. Vu la difficulté de respecter ce
principe, on ne recommande pas cette solution.

 

Niveau d’eau :

Non défini par le BET spécialisé.

Carrières souterraines :
Dans sa mission G5 du 26/09/16, le BET géotechnique ne se prononce pas. Il conviendra qu’un géotechnicien se
prononce, ou à défaut l’IPC (inspection générale des carrières).

Voiles côté cour

Suite à examen visuel :
– Il s’agit a priori de bloc de maçonnerie creux.
– Mauvais état général : pour partie relevant du second œuvre, pour partie relevant du gros œuvre. Voir photos ci-dessous.
– Témoignage d’un défaut sur les linteaux et éventuellement sur les jambages.

Conclusion :
Les linteaux côté cour sont à reprendre. Cela permettra également résoudre l’éventuel problème sur les jambages en reportant la charge suffisamment loin avec des sommiers.

Fissure 1
Fissure 2
Fissure 3
À priori d’anciennes fissures reprises

 

Voiles côté rue

Côté rue, les façades ne sont pas porteuses a priori, vu le peu d’appuis verticaux (voiles, poteaux)
disponibles.

Conclusion :
A ne pas solliciter durant les travaux.

 

Dalle du PH RDC

Sondages destructifs ou ferroscan impossibles au moment de notre visite.
En effet :
– Sondages destructifs non autorisés.
– Sondages ferroscan : espace insuffisant, présence d’isolant.

Faisabilité de sondages

 

Librairie : sous-face du PH RDC

 

Examen des photos :
– Il est peu probable que le PH RDC soit en béton armé ou en plancher à poutrelles-hourdis.
– Il est probable qu’il s’agit d’une couverture légère. Dans le cas, les charges d’exploitations théoriquement disponibles ne dépassent pas 100 kg/m². Or les charges d’exploitation exigibles seront de 150 kg/m².

Surface du PH RDC existant

Conclusion :
Il conviendra de :
– Rapporter un nouveau plancher par-dessus le plancher existant
– Ou démolir le plancher existant et de construire un nouveau plancher

Schéma de transmission des efforts

Avec les informations disponibles, le cas le plus probable est :

Transmission des efforts

 

Désolidarisation avec les bâtiments voisins

De manière générale, deux bâtiments mitoyens doivent porter indépendamment. Ils ne doivent pas se partager éléments porteurs, que ce soient des voiles ou des fondations.

Entre le projet et le mitoyen R+1 :
Dans la hauteur des voiles : reprendre les jonctions et vérifiant qu’elles sont bien désolidarisées.
– Sonder les fondations pour vérifier qu’elles sont bien indépendantes.

Côté rue : entre le projet et le mitoyen R+1
Côté cour : entre le projet et le mitoyen R+1

Entre le projet et le mitoyen R+2 :
– (hauteur des voiles : l’indépendance des structures semble bien assurée).
Sonder les fondations pour vérifier qu’elles sont bien indépendantes.

Côté rue : entre le projet et le mitoyen R+2
Côté cour : entre le projet et le mitoyen R+2

 

Conclusion et actions à mener

Fondations :
Reprise en sous-œuvre sur la totalité, par passes alternées, de dimensions 1,20 m x 1,00 m Ht.
– En phase exécution, par l’Entreprise : sondages à réaliser sur toutes les fondations pour confirmer la conclusion de la phase conception, et confirmer l’indépendance par rapport aux voisins. Adaptations éventuelles à prévoir.

Voiles :
– Renforts des linteaux côté cour.
– Côté rue : à ne pas considérer porteurs.
– Reprises des jonctions entre le projet et le mitoyen à R+1.
– En phase exécution, par l’Entreprise : sondages à réaliser sur tous les voiles pour confirmer la conclusion de la phase conception. Adaptations éventuelles à prévoir.

Planchers et charpente de toiture :
PH RDC à rapporter ou à refaire.
– A appuyer sur les voiles porteurs.

 

 

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